Madame la Présidente ?

Publié le par Jennifer Veerapen

On sait depuis décembre 2005 que Ségolène Royal n’est pas complètement hostile à une éventuelle investiture du PS pour la présidentielle 2007.
Elle a par ailleurs implicitement montré son intérêt pour la fonction suprême en soutenant Michelle Bachelet (première femme présidente du Chili), même si elle restait encore évasive au sujet de sa candidature…
 
Le 12 avril 2006, elle annonçait officiellement lors d’un chat sur LCI.fr qu’elle était candidate.
 
Pour la première fois, une femme socialiste a des chances réelles de l’emporter, ce qui n’est pas sans causer quelques « désagréments »…
 
Il est vrai Ségolène Royal ne s’est jamais vraiment exprimée sur des sujets essentiels tels l’économie, l’étranger ou encore l’Europe, et nombreux sont les détracteurs qui l’utilisent comme une arme, en espérant pouvoir la mettre à terre…
 
La popularité de Ségolène Royal est désormais incontestable, comme le montre l’étude réalisée par Ipsos pour le Figaro et rendue publique le 13 avril 2006 : http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1834.asp
 
La balle est donc dans son camp : elle doit impérativement travailler son image et apparaître comme une personnalité politique, elle doit démontrer qu’elle est parfaitement apte à diriger la France, elle doit faire connaître son programme politique dans les détails, et diffuser l’importance des ambitions qu’elle a pour le pays.
 
On parle de son charme…mais ce n’est pas cela qui la fera gagner !
Elle doit donc rapidement réagir avant d’être définitivement catégorisée : elle doit maintenant concentrer tous ses efforts sur le fait d’acquérir une popularité de compétition, une popularité en tant que leader.
 
Au niveau international, on pouvait lire dans le journal Le Guardian du 03 mars 2006, un article intitulé « Is this the face of France’s first Madame la Présidente ? », l’article expliquant que malgré que l’univers politique soit « relativement » phallocrate, Ségolène Royal apparaît comme une personnalité politique qui peut gagner.
 
Le visage politique semble changer, et l’adhésion quant au fait de laisser le pouvoir à des personnalités plutôt qu’à des genres humains…semble presque aboutie.
Après Michelle Bachelet et Angela Merkel, Ségolène Royal ?
 
Publicité

Publié dans Communication

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article