Les déboires de France Soir...
Le quotidien France Soir est en redressement judiciaire depuis le 31 octobre 2005, par une décision du Tribunal de Commerce de Bobigny.
En février 2006, la publication des caricatures de Mahomet a relancé la polémique autour du journal, et le directeur de la publication a de ce fait été licencié.
Après examen des six offres de reprise, le Tribunal de Lille a rendu son jugement le 12 avril 2006, en décidant de confier la reprise à Olivier Rey et Jean-Pierre Brunoy.
Le premier est connu du grand public et reconnu comme étant un « patron de presse peu scrupuleux », on lui prête par ailleurs des convergences avec l’extrême droite…
Il déclare que « tout va revenir en ordre […] cela fait quinze ans que ce journal vit une descente aux enfers. Je vais sauver des emplois.»
Pour le second, le monde de la presse est tout nouveau puisque c’est un ancien avocat (politiquement à droite).
Depuis l’annonce de cette nouvelle, les salariés de France Soir sont en grève, manifestant ainsi leur désapprobation quant à cette malencontreuse reprise.
La reprise aura pour conséquence le licenciement de 80 personnes (suppression du service politique, du service photo, et une diminution des moyens du service culture), l’objectif des repreneurs étant de réaliser un quotidien national populaire de qualité sur le modèle des tabloïds britanniques (sports, faits divers et télévision).
Les salariés étaient favorables à la reprise par Moscow News mais l’implication du milliardaire russe Arcadi Gaydamak dans des trafics d’armes suscitait de trop nombreuses interrogations quant à l’origine des fonds.
Les salariés ont décidé d’interjeter appel du jugement rendu, et demandaient aujourd’hui le soutien des pouvoirs publics.
Les problèmes rencontrés par France Soir reflètent bien le malaise de la presse écrite française…
Pour suivre l’actualité de la résistance de France Soir : www.francesoirenlutte.com
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